Le risque sismique
 
Les risques majeurs en Martinique

  >> De nombreux risques naturels
 
Le risque sismique
     
    L'aléa séisme
Un séisme ou tremblement de terre se traduit en surface par des vibrations du sol. Il provient de la fracturation des roches en profondeur ; celle-ci est due à l'accumulation d'une grande énergie qui se libère, créant des failles, au moment où le seuil de rupture mécanique des roches est atteint.

Les éruptions volcaniques, autre phénomène associé à la tectonique des plaques, occasionnent une multitude de séismes et de micro-séismes. Ces derniers peuvent permettre de prédire l'imminence d'une éruption. Dans le cas d'une activité explosive (volcan de type péléen), la magnitude du séisme peut être significative.
     
   
Un séisme se caractérise par :
- son foyer : point de départ du séisme
- son épicentre : point de la surface du sol à la verticale du foyer
- sa magnitude : mesure d'énergie libérée
- la fréquence et la durée des vibrations
- les failles provoquées.
    L'intensité d'un séisme est fondée sur l'étendue des dégâts observés en surface. Ils sont fonction de l'amplitude, la fréquence et la durée des vibrations.
(voir l'échelle de Mercalli)

On distingue les séismes :
- d'origine tectonique, les plus dévastateurs (secousses, raz-de-marée...)
- d'origine volcanique.
   
La magnitude de Richter
(voir l'échelle de Richter)
La magnitude d'un séisme (notée M) est un chiffre
qui correspond au logarithme de l’amplitude des vibrations enregistrées par un sismographe étalonné en fonction de la distance épicentrale et représente l'énergie libérée lors de la rupture. La magnitude est unique pour un séisme et indépendante du lieu d'observation.

Estimée par exploitation des sismogrammes, la magnitude est théoriquement illimitée. Dans la pratique, aucune magnitude mesurée n'a dépassé 9,5 (au Chili, le 22 mai 1960). Augmenter la magnitude d'1 degré revient à multiplier l'énergie libérée par 30. Ainsi, un séisme de magnitude 6 équivaut à la libération d'une énergie 900 fois plus élevée qu'un séisme de magnitude 4.
   

L'arc antillais
La Martinique s
e situe dans l'arc des Petites Antilles. Cet arc volcanique résulte de la subduction vers le sud-ouest des plaques américaines sous la plaque caraïbe à la vitesse d'environ 2 cm/an.

historique des séismes dans les Antilles françaises

    Les effets induits
Les tsunamis
Les séismes, s'ils se produisent dans la mer ou à proximité de la côte, peuvent être à l'origine de raz-de-marée ou tsunamis. La plus importante caractéristique d'un tsunami est sa capacité à se propager à travers un océan entier. Des côtes situées à des milliers de kilomètres de l'épicentre peuvent être frappées, et de manière très meurtrière et dévastatrice.

Les glissements de terrain et les chutes de blocs
Les séismes peuvent provoquer des glissements de terrain et des chutes de blocs par modification des conditions de l'équilibre géotechnique. Ainsi un versant stable en situation statique peut se trouver en déséquilibre sous sollicitation dynamique (séisme).
    La liquéfaction des sols
Dans certaines conditions de sollicitations dynamiques, certains sols, notamment des sables fins gorgés d'eau peuvent perdre toute portance (principe des sables mouvants). Les bâtiments fondés sur ces sols peuvent alors subir des tassements importants et des basculements.

en savoir plus sur le site du BRGM
       
    Le risque sismique
L'arc des Petites Antilles est le site d'une sismicité importante. Les séismes antillais sont de deux types. Certains se produisent à l'interface de subduction entre les plaques américaines et la plaque caraïbe. Le dernier grand séisme de ce type s'est produit le 11 janvier 1839. D'une magnitude d'environ 7.5, il détruisit la ville de Fort de France.

D'autres séismes, plus superficiels, comme celui du 21 novembre 2004 aux Saintes, ont lieu dans la plaque chevauchante caraïbe.

La Martinique est classée en zone III à sismicité la plus élevée au niveau national. Toutes les communes de l'île sont exposées. La vulnérabilité aux séismes est aggravée par :
- une forte densité de population dans certains secteurs
- l'occupation de zones dangereuses (versants raides et instables..)
- des pratiques de constuction non conformes aux règles parasismiques
- un secteur productif agricole, touristique et industriel fragile
- un réseau de voies de communication très exposé.
       
    Les moyens de surveillance
L'observatoire volcanologique de la Montagne Pelée dispose d'un réseau de stations sismiques qui permet de localiser les séismes de l'île et ceux de la région. Des échanges de données ont lieu avec l'observatoire de la Guadeloupe et celui de Trinidad.

en savoir plus sur le site de IPGP (Institut de Physique du Globe de Paris)
en savoir plus sur le site SisFrance Antilles
vous souhaitez apporter votre témoignage sur un séisme (BCSF)

    La prédiction des séismes est encore impossible aujourd'hui en vue de donner l'alerte. Prévenir le risque sismique c'est réduire la vulnérabilité par :
- l'aménagement du territoire et l'élaboration de PPR (plans de prévention des risques),
- l'application de règles de construction parasismiques,
- l'information de la population,
- l'élaboration de plans de secours,
- la réalisation d'exercices de simulation permettant de tester ces plans.

     
   
 

 

 

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